samedi 6 octobre 2007

La galère de Londres

Aujourd'hui, rendez-vous avec Rocio, Steeven, Amelia, Eleonora, Darren et Adèle à midi à la gare de Harpenden et direction Londres.

Amelia, 34 ans, espagnole et Adèle.

Eleonora et Darren.

Rocio et Amelia.

Nous arrivons au Borough Market. Très grand, très diversifié avec de la nourriture de tous les pays. Très sympa, nous passons un grand moment à tout regarder et goûter différentes choses.

Pauvres canards...

Là-bas nous retrouvons l'italienne Floriana (avec qui j'avais joué aux dés un soir) avec deux de ses amis, son frère (pull rayé) et sa belle-soeur (au départ j'ai cru qu'elle s'appelait Ilo mais en fait c'est sa "sister in-law"... Du coup je ne connais pas son prénom !).

Nous rejoignent également Antonio et sa petite amie Natalia, italienne et Felipe, un autre espagnol ami de Rocio.
Ce fut donc une journée très hispano-italienne et je dirais même plus italiano-espagnole !

Une petite vue de la tamise.

Une galère. Je ne sais pas trop ce qu'elle faisait là mais c'était sympa à voir. Et c'était prémonitoire !

La Hay's gallery... Je ne sais pas ce que c'est ! Mais c'est grand.
Donc nous nous baladons, marchons, marchons et marchons encore puis nous nous posons dans un pub.
Aux environs de 18h30, les italiens s'en vont et comme j'en ai marre, je décide de rentrer. Les autres veulent rester encore un peu au pub, bon.
Les italiens partent de leur côté et je pars donc tout seule à l'aventure, sans carte, dans une ville que je ne connais pas...
Je cherche une station de métro, je sais à peu près où il y en a une car je suis près du Tower Bridge où je suis allée pour mon premier week-end et je me rappelle les lieux. Je demande quand-même mon chemin au cas où mais je trouve la station sans souci. Le hic c'est qu'elle est fermée. Les joies du métro londonien le week-end !
Je marche donc un petit quart d'heure pour retrouver une autre station de métro que je me rappelle avoir utilisée la première fois, heureusement que j'ai une bonne mémoire et un pas si mauvais sens de l'orientation malgré ce que peuvent en dire mes parents !
Je retrouve donc la station... Mais elle est aussi fermée ! Deux bonhommes en gardent l'entrée, je leur dis que je veux aller à King's Cross et ils m'indiquent la station de métro la plus proche (il faut que je prenne la Northern line pour rejoindre King's Cross puis de là le train pour Harpenden). Je remarche donc jusqu'à l'autre station de métro, elle aussi fermée ! Je commence à me décourager et redemande mon chemin à un autre homme de la RATP londonienne. Le type, super sympa, est tout content de me parler, m'explique pas par pas ce que je dois faire et répète même pour être sûr que j'ai bien tout compris.
Je vais donc tout droit puis deuxième à droite puis je monte les escaliers puis à gauche puis je descends la King William Street. Je ne vois pas encore la station mais traverse la route parce que, par principe, les stations de métro sont toujours de l'autre côté de là où je suis. Je marche un peu puis retraverse la route, toujours ce même principe. Ceci a son importance car je prends un risque énorme en traversant étant donné que depuis que je suis ici, je n'ai regardé que deux fois du bon côté.
Donc j'arrive à ma quatrième station, je suis la direction "Northern line"... Et me retrouve devant une grille ! Là je rage et décide d'envoyer la Northern line voir ailleurs. Comme c'est la première station que je trouve où tout n'est pas bloqué (deux lignes marchent encore), je prends la plus pratique (dans le bon sens, je suis experte en métro londonien maintenant), change de train (toujours sans problème parce que je suis une super experte) et arrive (enfin) à King's Cross !
Il me faut donc rejoindre le réseau Thameslink pour avoir un train pour Harpenden. Donc je marche jusqu'à la correspondance... Qui est elle aussi fermée ! Mama mia !
Par contre un panneau indique de suivre les signaux sur la "Victoria line" pour rejoindre le Thameslink. Je suis donc les signaux et fatiguée et assez enervée, arrive enfin sur le bon quai. Il ne me reste plus qu'à attendre huit minutes pour avoir mon train. J'ai de la chance et attrape un train rapide, c'est-à-dire qu'il ne s'arrête pas à toutes les petites gares.
J'arrive à Harpenden, je traverse tout le parc pas éclairé donc plongé dans un noir d'encre et pas toujours très rassurant, je me fais bondir dessus et lécher par un chien ("Ne vous inquiétez pas, il est très amical", me dit son propriétaire en s'excusant... Bah, je n'ai même pas eu peur !) et, deux heures après avoir quitté le pub et mes amis, j'arrive au manoir, ouf ! Ce n'est pas quelque chose que je referais tous les jours !

vendredi 5 octobre 2007

Ma journée

Aujourd'hui, le temps était superbe, grand soleil, ciel bleu et assez chaud pour être sans manteau au soleil.

Ce matin, Vicky et moi sommes allées dans les champs pour ouvrir les pièges à scarabées et faire du Vortis.

Voici un piège. Il s'agit d'un gobelet enfoncé dans le sol et protégé de la pluie par l'espèce de toit en machin pour pot de fleur. Le gobelet était fermé d'un couvercle jusqu'à ce qu'on l'ouvre. On va laisser les pièges ouverts ce week-end pour essayer d'attraper quelques scarabées (ils tombent dans le gobelet tout naturellement) parce que je n'ai plus assez de bêtes pour refaire l'expérience.

La machine Vortis. Elle aspire ce qu'il y a sur le sol et envoie tout dans un gobelet. Nous transvasons ensuite le contenu du gobelet dans des sacs plastiques.
Nous avons donc fait ça dans deux champs et allions ouvrir les pièges dans un troisième quand un énorme "PAN !" jusqu'à côté de nous nous a fait sursauter. En ce moment, c'est la chasse aux faisans et comme nous n'avions pas envie d'être confondues avec ces charmants volatiles, nous sommes tout de suite reparties. ça fait bizarre de se faire tirer dessus !
Mais nous n'avons vu personne et Geoffrey a dit que ça devait être un bruit enregistré pour faire peur aux oiseaux.
Quoiqu'il en soit, ce bruit nous a fait repartir plus tôt pour arriver juste au moment de la pause ! Excellent timing même si nous avons dû ralentir plusieurs fois en route pour laisser passer les écureuils, tout occupés à compléter leurs réserves à l'approche de l'hiver et tellement nombreux que j'ai renoncé à les compter. Ces petits animaux sont vraiment mignons.
Donc retour au centre, pause puis expérimentation. Les petites bêtes mangent bien (en fait trois d'entre elles, la femelle madidas étant morte peu avant, snif) donc je suis plutôt satisfaite.
Puis lunch. Là il faut que je précise qu'aujourd'hui était le "research day" où tout le monde présente son travail aux autres. Il y a donc eu des conférences toute la journée et, most important, un déjeuner gratuit ! Donc je débarque la bouche en coeur et me sert tranquillement sans avoir assisté à aucune conférence... Pas bien, je sais ! Mais les petits sandwiches étaient vraiment très bons. Pour avoir bonne conscience et aussi (et surtout) parce que ça m'intéressait, je me rends à la conférence sur "les moustiques, vecteurs de maladies dans les populations humaines" (clin d'oeil à Véronique). Je suppose que c'était très bien mais je n'ai rien compris ! ça m'apprendra à avoir séché le module de microbiologie, je crois que du coup je ne comprendrai jamais vraiment ce qu'est la PCR et à quoi elle sert (surtout ce deuxième point d'ailleurs).
Retour dans mon bureau où je me lance dans le dépouillage des échantillons vortis récupérés ce matin.

Cela consiste à ouvrir le sac plastique, en verser le contenu dans une espèce de petit bac, se reculer un peu devant le nombre impressionnant d'araignées et autres insectes parfois peu ragoûtants qui, je ne sais pourquoi, courent toujours vers moi pour s'échapper, se saisir de l'aspirateur à collembolas et, comme son nom l'indique, aspirer les collembolas.

Donc voici l'aspirateur en question, il doit sûrement avoir un nom mais je ne le connais pas. Vous appuyez sur le bouton rouge et ça aspire, c'est formidable.
Je fais donc ça jusqu'à 17h30 (j'avais oublié que le vendredi on finit à 17h...) puis rentrée au manoir, bonjour aux mouches, coup de fil aux parents, dîner et en route pour le Pavilion, pub du centre.
J'y retrouve tout le monde : Eleonora, Rocio, Steven, Thomas, Sam, Simon, Keywan, Antonio etc et ceux du boulot : Geoffrey, Neryssa, Vicky, Mark...
Ce fut donc une journée riche et très sympa !

jeudi 4 octobre 2007

Petit jeu

Hi everybody !

Ayant reçu ce petit jeu d'une camarade de promo, je l'ai trouvé sympathique et ai décidé d'en être l'émissaire aux quatre coins du monde.

Allez donc sur cette adresse :
http://www.zimm-co.com/PressTheSpaceBar/pressthespacebar2000.html

Et essayez de battre mon record de 49 en 5 secondes !

Bonne chance.

Bisous à tous.

Attaque de mouches !

Non, vous ne rêvez pas ! Après les guêpes, les mouches !

En rentrant ce soir dans ma chambre, je me retrouve nez-à-trompe avec des dizaines et des dizaines de mouches bzeubzeutant sur ma lampe et ma fenêtre.

En voici un échantillon...

J'ai ouvert la fenêtre en grand pour qu'elles aillent prendre l'air mais malheureusement elle ont l'air attachées à ma chambre, snif !
Et Leona n'est pas là et de toute façon elle aurait cru que je me moquais d'elle si j'étais allée la voir pour des mouches le lendemain des guêpes...

Conclusion : les insectes m'adorent.

Maintenant j'attends les sauterelles.

mercredi 3 octobre 2007

Attaque de guêpes !

Il y a environ 15 jours, Manolo et moi avions remarqué un nombre conséquent de guêpes mortes dans les escaliers menant à nos chambres.
Comme elles étaient mortes, ce n'était pas un problème et on évitait juste de sortir pieds nus.

Mais hier, les guêpes n'étaient pas tout à fait mortes et Adèle et moi en avons écrasé plusieurs.

Et ce matin, c'était la vengeance des guêpes ! Tout l'essaim a débarqué dans le couloir, c'était impressionant !

Une photo prise à mes risques et périls. La tache noire dans le coin supérieur droit de la fenêtre n'est pas une simple tache, non, mais le regroupement de dizaines de guêpes !
Et il y en avait partour sur les murs, les autres fenêtres, la lampe du couloir et les escaliers.

Une autre photo en gros plans pour vous montrer la taille des trucs quand-même, je dirais qu'elles faisaient entre deux et trois centimètres.

Donc ni une, ni deux, je cours prévenir Leona, elle fonce sur le téléphone et appelle la brigade Anti-guêpe. La chance est avec nous, la force aussi et Anti-guêpe vient dès le matin nous débarrasser des pas si petites bêtes.

Voilà pour mon aventure du jour !

Du coup j'ai appris à dire guêpe : wasp !

Un mois

Et voilà, ça fait déjà un mois que je suis ici ! Encore deux mois et retour en France.
C'est fou ce que le temps passe vite !

lundi 1 octobre 2007

Début de mon expérimentation !

ça y est, j'ai débuté mon expérience !

Samedi et dimanche, j'ai dû passer au bureau pour mettre à jeun mes petites bêtes ; scarabées et coccinelles.

Donc voilà comment se présente une boîte : le boîte de pétri est posée sur son couvercle dans lequel j'ai mis un papier filtre avec la date, le nom et le sexe du prédateur (et même l'heure de début de jeun la première fois). Ensuite on met le prédateur dans la boîte de pétri, on couvre d'un genre de tissu moustiquaire, "mesh" en anglais puis on ajoute un couvercle troué et on accroche le tout ensemble à l'aide d'un élastique !

On fait ça quatre fois : pour les scarabées P.madidus mâle et femelle et pour les coccinelles C.septumpunctata (ils ont de ces noms, je vous jure !) mâle et femelle.
Les quatre sont mis à jeun 48h.

Après 48h de jeûne, on donne au prédateur 5 pucerons et 5 collembolas et on observe ses réactions afin de déterminer ses préférences alimentaires.
L'expérience n'a pas été concluante avec les mâles, le scarabée s'étant lentement laissé mourir tout au long de la journée même quand j'ai triché et lui ai carrément mis une collembola (son met préféré d'habitude) sous le nez et la coccinelle s'étant contentée d'un petit puceron.
Par contre, les femelles ont été beaucoup plus intéressantes (comme d'habitude...). Le scarabée a fait un vrai carnage et la coccinelle a mangé un puceron et goûté deux autres !
Ce qui est terrible avec les coccinelles, c'est que quand elles ne mangent pas le puceron en entier, la partie qui reste est encore vivante !
Mais je n'ai pas obtenu les résultats que je voulais : je suis sensée montrer que les coccinelles réfèrent les pucerons, ça ok, et que les scarabées péfèrent les collembolas. Or la femelle scarabée, même si elle s'est tout de suite dirigée vers les collembolas, a eu tellement de mal à les attraper (les sales bêtes ont une petite queue qui leur permet de sauter... Sans mauvais jeu de mots) qu'elle a mangé les pucerons d'abord.
Donc demain je double le nombre de proies et on verra bien !